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AVIS D’APPEL A CANDIDATURE INTERNATIONALE

--ALIMA--

AVIS D’  A P P E L     A CANDIDATURE INTERNATIONALE

Termes de référence pour le recrutement d’un consultant chargé de l’évaluation rétrospective du projet intitulé « Renforcer les capacités des acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme ».

REF :  21/0015/ ALHQDKR/AFDC /RCA

Dakar, le 29 Juin 2021

The Alliance for International Medical Action (ALIMA) dont le siège opérationnel est basé à Dakar, vous informe du lancement de l’Appel à candidature international pour le recrutement d’un consultant chargé de l’évaluation rétrospective du projet intitulé « Renforcer les capacités des acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme ».

Les offres doivent nous parvenir le 16/07/2021 au plus tard

Pour tout renseignement complémentaire, les soumissionnaires peuvent contacter le Responsable Service Approvisionnement, par courrier électronique à l'adresse afd.consultant@rca.alima.ngo

Calendrier de réalisation de la mission

Appel à candidature (publication)

Le 30 Juin 2021

Réception des offres /deadline

Le 16 Juillet au plus tard

Evaluation des offres

Du 19/07/2021 au 21/07/2021

Notification aux soumissionnaires

(Refus / attribution)

Le 22/07/2021

Signature du contrat

Le 23/07/2021

Evaluation Projet

Du 31/07/2021 au 21/08/2021

Restitution de l'évaluation

01/09/2021

Réception draft rapport

11/09/2021

Retour d’Alima (après lecture du Draft)

21/09/2021

Rapport final validé (après les retours de ALIMA)

10/10/2021

Termes de Référence pour l’évaluation finale du projet financé par l’Agence Française de Développement (AFD)

Titre du projet 

Renforcer les capacités des acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle et infantile

Lieu 

Boda, préfecture de la Lobaye, République Centrafricaine

OSC 

The Alliance for International Medical Action (ALIMA)


Glossaire

ASC

 Agent de Santé Communautaire

CS

 Centre de Santé

DS

 District Sanitaire

ECD

 Equipe Cadre de District

FOSA

 Formations sanitaires

MAS

 Malnutrition aigüe sévère

MCIS

 Multi-Indicator Cluster survey

SSR

 soins de santé reproductive

UNTA

 Unités Nutritionnelles Thérapeutiques en Ambulatoire

SOMMAIRE

1.     Description du projet à évaluer   3

1.1     Contexte  4

-     1.2 Projet financé par AFD   4

2.     Méthode et approche du travail d’évaluation   6

-     2.1 Structurer la démarche évaluative  6

-     2.2. Conduire l’analyse évaluative  7

2.2.1. Etablir un récit détaillé et analytique du projet évalué  7

2.2.2. Evaluer la performance du projet au regard de six critères d’évaluation   7

-     2.3. Conclusions et recommandations  10

-     3.1. Compétences requises pour mener l’évaluation   10

-     3.2. Durée de l’évaluation   10

-     3.3. Documents à présenter par les consultants  11

-     3.4. Processus de sélection du consultant  12

Termes de référence pour le recrutement d’un consultant chargé de l’évaluation rétrospective du projet intitulé « Renforcer les capacités des acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme ».

Dans le cadre de son dispositif d’évaluations rétrospectives, ALIMA évalue, après achèvement, les projets et programmes qu’elle met en œuvre. Cette démarche répond au souci de ALIMA de promouvoir un dialogue renforcé sur les résultats avec ses partenaires, de tirer les leçons des interventions passées et d’assurer une information objective sur la bonne utilisation des fonds publics dans le cadre des activités qu’elle est chargée de mettre en œuvre.

Ces évaluations sont pilotées par ALIMA, confiées à des consultants externes et partagées avec ses partenaires nationaux, maîtres d’ouvrage des projets concernés. Elles ont pour principal objectif de formuler un jugement crédible et indépendant sur les questions clé que soulèvent le bien fondé, la mise en œuvre et les effets du projet.

Les consultants doivent prendre en compte de façon équilibrée les différents points de vue légitimes

qui peuvent être exprimés et conduire l’évaluation de façon impartiale. Cette prise en compte de la

pluralité des points de vue doit se traduire, chaque fois que possible, par l’association des différentes

parties prenantes du projet au processus d’évaluation.

Dans ce cadre, ALIMA souhaite recruter un consultant pour réaliser l’évaluation rétrospective du projet de renforcement des capacités des acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme

1.      Description du projet à évaluer

Le projet mis en place à Boda vise à renforcer les capacités du district sanitaire de Boda afin d’améliorer l’offre et l’accès aux soins de santé maternelle et infantile dans 5 formations sanitaires et à l’hôpital de district de Boda. Dans un objectif de réduction de la mortalité maternelle sur le long terme, les capacités des sages-femmes et assistants accoucheurs de trois régions sanitaires du pays ont été renforcées, à travers un mois de formation au sein de la maternité de l’hôpital de Boda. Enfin, la prise en charge communautaire du paludisme a été lancée dans 4 aires de santé du district, permettant de rapprocher les soins des communautés et de soigner les personnes atteintes de paludisme à un stade précoce.

Les activités prévues dans le cadre de ce projet sont les suivantes :

-        Appui à l’organisation de consultations préventives et curatives gratuites au sein des FOSA appuyées

-        Dépistage et prise en charge des cas de malnutrition aigüe sévère (MAS) en Unité nutritionnelle Thérapeutique en ambulatoire (UNTA) et de malnutrition aigüe modérée à l’UNT

-        Appui au système de référence des cas graves des formations sanitaires (FOSA) vers l’Hôpital

-        Appui à la prise en charge des complications gynéco-obstétriques, pédiatriques et urgences vitales

-        Renforcement des capacités de l’équipe cadre du district (ECD) et du personnel de santé dans les FOSA appuyées

-        Communication et implication des communautés dans la sélection des agents de santé communautaire (ASC)

-        Formation et suivi des ASC

-        Sensibilisation continue des populations par les relais communautaires

-        Prise en charge communautaire du paludisme par les agents de santé communautaires formés

1.1            Contexte

La République Centrafricaine recense parmi les pires taux de mortalité maternelle, infantile et néonatale au monde. Pour 100 000 naissances vivantes, plus de 890 femmes perdent la vie, ce qui en fait le deuxième pays présentant le taux de mortalité maternelle le plus élevé. Ce taux est plus de deux fois supérieur au taux moyen en Afrique (439). La RCA est également considérée comme le second lieu de naissance le plus risqué au monde selon le rapport de l’UNICEF 2018. Il convient de noter que les infections, les hémorragies sévères, l’hypertension durant la grossesse (pré éclampsie et éclampsie), les complications dues à l’accouchement et les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions représentent 75% de l’ensemble des décès maternels (OMS). La plupart de ces complications apparaissent au cours de la grossesse ou au moment de l’accouchement et pourraient être évitées ou traitées.

Pour la majorité des femmes qui vivent en milieu rural, loin des centres de santé, le suivi médical est inaccessible. L’éloignement des formations sanitaires pousse ces dernières à recourir à des accoucheuses traditionnelles/matrones non-qualifiées et à accoucher à domicile, augmentant significativement les risques de complications et de décès.

Les défis quant à l’accès à des soins de santé reproductive (SSR) de qualité se retrouvent dans le district sanitaire (DS) de Boda. En effet, le recours à des pratiques d’accouchement non assistés ou dans des environnements non adéquats, ainsi que le manque d’accès aux centres de santé (CS) et d’identification pour les femmes subissant des grossesses compliquées contribuent à la surmortalité maternelle dans le district. La ville de Boda, considérée aujourd’hui comme étant une zone post-conflit, a longtemps été le théâtre de tensions religieuses et interethniques. Présente à Boda depuis 2013, ALIMA est actuellement la seule ONG médicale, hors nutrition, à assurer les soins de santé primaires et secondaires dans le district sanitaire. Avec une population estimée à 116 675 habitants en 2018, le DS de Boda compte 10 centres de santé et 14 postes de santé et seulement un seul médecin, le médecin chef de district (MCD), qui est souvent pris par les tâches administratives de son poste. L’hôpital de district de Boda est quant à lui le seul hôpital dans un rayon de 180 km. La fragilité du système de santé local s’illustre également par une faible couverture vaccinale, accentuant le risque d’épidémies, l’irrégularité de l’approvisionnement du district en médicaments essentiels et l’insuffisance dans la prise en charge de la malnutrition aigüe sévère.

A cela s’ajoute une forte prévalence du paludisme, qui est la première cause de consultation chez les enfants de moins de 5 ans et représente 93% du total des consultations générales en pleine saison des pluies dans le District de Boda. Il constitue également la première cause de morbi-mortalité au sein du service de pédiatrie de l’hôpital de Boda, où il représentait 71% de la morbidité en 2017, avec un taux de létalité de 4,6%. Ce profil épidémiologique est aggravé par le faible taux d’accessibilité et de disponibilité des services de santé dans un contexte de crise sécuritaire. Selon les données du MCIS (Multi Indicator Cluster Survey) 2010, il faut en moyenne 10 km de marche à près de 31,2 % de la population rurale pour accéder à une FOSA. Cette situation a été aggravée par la crise.

-        1.2 Projet financé par AFD

L’intervention d’ALIMA dans le DS de Boda a débuté en juin 2014, et a permis la réouverture de l’hôpital de Boda et du CDS de Boboua (DS de Mbaïki). Dans le DS ; les interventions sont aujourd’hui financées par le fonds Bêkou (Union européenne) et l’Agence Française de Développement (AFD). Avec le financement AFD, ALIMA a mis en place un projet dans le DS de Boda visant à assurer la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme. Ce projet s’articule autour de l’appui aux FOSAs de la zone, la prise en charge communautaire du paludisme (PECADOM) et la formation théorique et pratique de 32 stagiaires sur les soins obstétricaux et néonataux d’urgence au sein du service de maternité de l’hôpital de Boda (projet maternité école).

Démarré le 1er juillet 2018, ce projet de « renforcement des capacités d’acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme » a pris fin le 31 décembre 2020. Cette évaluation vise à mesurer le niveau d’atteinte des objectifs et des résultats attendus, à démontrer la pertinence du projet et dans quelle mesure il peut être poursuivi et élargi à d’autres zones d’intervention.  La contribution de l’AFD s’élève à 558 000 euros.

Le projet vise à contribuer à la réduction de la morbidité et la mortalité infantile, maternelle et liées au paludisme. Les activités menées par ALIMA dans le cadre de cette intervention poursuivent les objectifs spécifiques suivants : 

OS 1 : Renforcer les capacités des acteurs sanitaires locaux du DS de Boda dans l’amélioration de l’offre et de l’accès aux soins de santé maternelle et infantile et dans la prise en charge communautaire du paludisme.

OS 2 : Améliorer la qualité des soins obstétricaux et néonataux délivrés par les sages-femmes et assistants accoucheurs de trois Régions Sanitaires de la RCA.

Les objectifs spécifiques de la mission d’évaluation : 

S’appuyant sur les indicateurs de réussite des différents résultats des activités menées par ALIMA, l’évaluation poursuivra un double objectif :

-        D’une part, fournir des données tant quantitatives que qualitatives permettant de mesurer l’impact des actions accomplies sur le terrain ainsi que les résultats obtenus au regard des objectifs fixés.

-        D’autre part, élaborer des recommandations sur la logique d’intervention à poursuivre compte tenu du contexte d’intervention, du niveau de besoins, des problèmes rencontrés, des faiblesses et des capacités des différentes parties prenantes.

Le projet devra être évalué selon les critères suivants : pertinence, couverture, efficacité, efficience, durabilité, impact et cohérence.

2.     Méthode et approche du travail d’évaluation

Le travail d’évaluation s’appuiera sur une démarche en trois étapes :

-        Structurer la démarche évaluative ;

-        Conduire l’analyse évaluative ;

-        Présenter les conclusions des travaux évaluatifs et les recommandations.

Le consultant s’efforcera au fil de ses travaux de montrer et d’expliciter clairement le cheminement progressif des étapes entre les observations (données brutes), les constats (indicateurs élaborés, ratios), les jugements portés et les leçons/recommandations.  

-        2.1 Structurer la démarche évaluative

Au cours de cette phase, le consultant doit :

-        Rassembler et consulter toutes les informations et tous les documents relatifs au projet de Boda (instruction, exécution, suivi) et à la compréhension de son contexte. Les documents à consulter seront disponibles auprès des structures suivantes : hôpital du DS de Boda, formations sanitaires appuyées. L’évaluateur pourra également conduire des entretiens avec les différentes parties prenantes, parmi lesquelles les autorités locales, partenaires locaux, stagiaires participant à la formation, agents palu, bénéficiaires.

-        Examiner la logique d’intervention des activités mises en œuvre, des moyens mobilisés du mode de suivi des réalisations mais aussi des résultats et effets attendus ainsi que les hypothèses 

-        Approfondir le cadre de l’évaluation sur la base des termes de référence, des documents collectés et de la logique d’intervention.

L’évaluateur est libre de proposer sa propre démarche évaluative dans son offre technique. Néanmoins nous souhaiterions lui proposer une mission en quatre étapes :

1.      Préparation et établissement d’un chronogramme de visite

2.      Visites de terrain (hôpital de District de Boda, formations sanitaires appuyées) et entretiens avec les parties prenantes au projet (autorités locales, partenaires locaux, stagiaires, agents palu, bénéficiaires);

3.      Analyse et évaluation : cette analyse devra s’appuyer sur une grille d’évaluation réalisée au préalable par l’évaluateur

4.      Restitution au niveau local et national avec les équipes d’ALIMA (Boda et Bangui)

Les modalités de la mission seront les suivantes :

-        Lieux de travail : République Centrafricaine – Bangui et Boda

-        Durée :3 semaines à partir du 31 juillet 2021

-        Modalité de paiement : la rémunération se fera en trois tranches :

         La première tranche sera versée à l’évaluateur/trice au moment de la signature du contrat d’évaluation. Ce premier versement correspond à 40 % de la rémunération globale

        Un versement de 40% de la rémunération totale sera effectué au moment de la soumission du rapport intermédiaire 

        La troisième et dernière tranche, qui correspond à 20% de la rémunération totale, sera versée suite à la restitution et soumission du rapport final. 

-                 2.2. Conduire l’analyse évaluative

Dans le cadre de son analyse évaluative, l’évaluateur/trice pourra examiner les éléments suivants (liste non exhaustive) :

-        L’efficacité du projet et les résultats obtenus ;

-        Le niveau d’appropriation locale du projet (évaluer la résilience des structures de santé et l’impact au niveau de la population) ;

-        Pour la maternité école, l’évaluation de la qualité des soins en santé de la reproduction et de l’impact de la formation sur la pratique des prestataires en santé de la reproduction (sage-femme, matrones, points focaux en santé de la reproduction)

-        L’évaluation de l’effet du rapprochement du diagnostic du paludisme sur l’accès aux soins dans le cadre de la prise en charge communautaire du paludisme ;

L’évaluateur devra prendre en compte les différents éléments de contexte ayant pu avoir un impact sur la situation de la préfecture de la Lobaye et le déroulement du projet.

Le consultant devra conduire l’analyse évaluative en deux temps.

2.2.1. Etablir un récit détaillé et analytique du projet évalué

Dans un premier temps, le/la consultant-e établira un récit détaillé et analytique du projet. Il/elle devra notamment retracer l’historique afin de restituer les différentes étapes de son évolution. Dans ce cadre, il veillera à distinguer la phase d’instruction du projet (de l’identification jusqu’à l’octroi du financement AFD), sa phase d’exécution (de la signature de la convention de financement jusqu’à l’achèvement du projet), et enfin les faits marquants intervenus entre la date d’achèvement du projet et la date de l’évaluation.

Le/la consultant-e formalisera ses observations (les données brutes seront présentées dans les annexes qui y seront rattachées) et les constats qui découlent des faits, des données, des interprétations et des analyses. Ce récit devra notamment comprendre :

-        Une présentation du contexte et de son évolution ;

-        Une description du projet (objectifs, contenu, intervenants, mode opératoire, etc) ;

-        Un résumé analytique du déroulement du projet depuis son identification jusqu’à la date de l’évaluation mettant ainsi en évidence les principaux évènements qui l’ont marqué, présentant l’affectation et le volume des financements mobilisés, rappelant les principales difficultés rencontrées et mentionnant, le cas échéant, les réorientations effectuées. 

A cet effet, il/elle devra compléter les travaux effectués lors de la phase préparatoire en conduisant des entretiens avec les personnes impliquées ou ayant été impliquées dans la conception, la gestion et la supervision du Responsable d’équipe projet. 

2.2.2. Evaluer la performance du projet au regard de six critères d’évaluation

A partir des constats et des informations disponibles, le/la consultant-e devra, dans un second temps, évaluer la performance du projet à partir des cinq critères préconisés par le CAD de l’OCDE : pertinence, efficacité, efficience, impact et durabilité. La valeur ajoutée de l’action de renforcement des capacités d’acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme fera également l’objet d’un examen spécifique et constituera ainsi un sixième critère d’évaluation. Ces critères sont explicités dans un schéma en annexe 6. Pour chacun de ces critères, des pistes d’évaluation sont par ailleurs préconisées ci-dessous. Il reviendra au consultant ou à la consultante de les préciser et de les compléter. Le/la consultant-e doit impérativement fournir un jugement de valeur (encore appelé appréciation raisonnée) sur chacune des questions d’évaluation soulevées par l’examen des critères. Ce jugement sera résumé en quelques lignes pour chacun des critères d’évaluation dans une fiche de synthèse d’une page conformément au modèle annexé aux présents TDR. Cette fiche sera insérée dans le résumé du rapport.  

Dans le cadre de cette analyse, le consultant s’assurera que les jugements formulés pour chacun des six critères d’évaluation permettent de recouvrer l’ensemble des étapes marquantes du cycle du projet (instruction, mise en œuvre, période post projet entre l’achèvement et la date de l’évaluation et post) repérées dans le cadre du récit analytique ci-dessus mentionné.

       Pertinence

Le/la consultant-e évaluera, d’une part, le bien-fondé de l’action conduite au regard des objectifs et des enjeux déterminés au départ (pertinence du projet à son origine). D’autre part, il appréciera comment ce bien fondé a évolué au cours du temps (évolution de la pertinence du projet au fil du temps).  

Dans ce cadre, le/la consultant-e examinera de manière systématique la correspondance du projet avec :

-        Les orientations nationales (directives et protocoles thérapeutiques nationaux)) ;

-        La définition, les besoins et attentes des bénéficiaires finaux : stagiaires, points focaux santé de la reproduction. Sur ce point spécifique, et pour juger plus particulièrement de la pertinence à l’origine du projet, le consultant pourra, par exemple, examiner les efforts qui ont été déployés au moment de l’instruction pour définir les bénéficiaires finaux du projet et prendre en compte leur point de vue ;

-        Les stratégies et interventions des autres parties prenantes (autorités sanitaires locales, UNFPA, fonds Bêkou ;

-        Les stratégies de de renforcement des capacités d’acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme

Cette analyse sera systématiquement complétée par une appréciation de :

-        La cohérence interne du projet. Il s’agira ici, à partir de la logique d’intervention, de reconstruire, de juger la concordance des divers moyens et instruments mobilisés pour concourir à la réalisation des objectifs ;

-        La capacité à intégrer la situation et les intérêts respectifs des hommes et des femmes au moment de la conception du projet au travers d’analyses préalables ;

-        La cohérence externe du projet (concordance avec les actions entreprises par les autres acteurs –fond Bêkou, administration, ONG…).

       Efficacité

Le consultant appréciera en premier lieu le niveau global de réalisation du projet (comparaison entre les réalisations attendues et les réalisations effectives).

Le consultant appréciera ensuite le degré d’atteinte des objectifs du projet (en particulier les objectifs spécifiques). 

Le consultant procédera, pour ces deux appréciations, à une analyse des écarts constatés et tentera une analyse de la contribution du projet aux résultats obtenus

       Efficience

L’efficience étudie la relation entre les moyens mis en œuvre et leurs coûts, d’une part, et les résultats obtenus d’autre part. Il s’agira ici d’apprécier si les ressources du projet (fonds, expertise, temps, etc.) ont été converties en résultats de façon optimale.

L’évaluation conduite par le consultant doit permettre :

-        d’apprécier si les ressources nécessaires ont bien été mises en place, en temps voulu et en permettant un ratio coût/efficacité optimal ;

-        d’analyser les éventuels retards et dépassements constatés ;

-        de mesurer les coûts unitaires des réalisations financées  ainsi que les montants d’investissement par tête financés par le projet (soit le montant total des investissements, ou d’une catégorie d’investissements, rapportés au nombre de bénéficiaires concernés), et de situer, si possible ces coûts et ces montants par tête par rapport à ceux que l’on observe dans d’autres projets ;

                 Impact

Le consultant appréciera ici les effets à long terme (ou les perspectives d’effets), positifs et négatifs, primaires et secondaires, qui peuvent être raisonnablement attribués en partie ou en totalité à l’action évaluée, directement ou non (effets directs et indirects), intentionnellement ou non (effets attendus ou non attendus).

Si possible, l’analyse portera sur des indicateurs traduisant des résultats quantifiables. Le consultant traitera pour cela l’information pertinente issue des systèmes statistiques existants et du dispositif de suivi du projet. Cette analyse sera toutefois complétée, le cas échéant, par une appréciation qualitative des impacts dans certains domaines tels que les impacts institutionnels, environnementaux et sociaux par exemple.

                 Durabilité

La durabilité est définie comme la continuation des bénéfices résultant d’une action de développement après la fin de l’intervention. Elle est donc assimilée à la probabilité d’obtenir des bénéfices durables sur le long terme.

Le/la consultant-e examinera donc ici si l’atteinte des objectifs fixés et les résultats déjà obtenus ou en voie d’obtention sont de nature à se maintenir, voire à s’amplifier, dans la durée, et, si oui à quelles conditions. Dans ce cadre, il veillera à apprécier la durabilité des structures/institutions initiées ou soutenues dans le cadre du projet mais aussi la durabilité des effets générés par le projet financé par l’AFD.

                 Valeur ajoutée de l’action de renforcement des capacités d’acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme

Dans cette partie, le consultant portera une appréciation sur l’apport spécifique et la valeur ajoutée de l’action de de renforcement des capacités d’acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme par rapport à d’autres interventions ou modes d’action. Il conviendra ici de porter un jugement critique qui devra souligner les forces mais aussi les faiblesses de l’action. Cette analyse pourra être centrée sur les différentes étapes du cycle du projet, sur des questions transversales (partenariat et dialogue, renforcement des capacités, etc) ou sur toute autre question identifiée par le consultant.

                 Notation de la performance du projet

Afin de renforcer la clarté du positionnement de son analyse, le consultant attribuera une note pour chaque critère (A : très satisfaisant ; B : satisfaisant ; C : insatisfaisant ; D : très insatisfaisant). Un cadre est prévu à cet effet dans la fiche de performance. Le consultant devra également se prononcer sur la notation globale réalisée par l’agence figurant dans le rapport d’achèvement de projet en validant ou pas cette notation.     

-        2.3. Conclusions et recommandations

Après avoir, de manière progressive, exposé ses observations, puis formulé ses constats et porté des jugements sur le projet à l’aune de chaque critère d’évaluation, le consultant doit, dans cette partie, livrer ses conclusions générales de façon à porter une appréciation d’ensemble sur l’intervention évaluée. Cette synthèse ne suit pas l’ordre des questions ni celui des critères d’évaluation. Le consultant distinguera les conclusions spécifiques dont la validité est limitée au projet évalué et les conclusions de portée plus générales. Ces conclusions doivent être hiérarchisées par ordre d’importance et classées par ordre de fiabilité. Cet exercice est destiné à faire ressortir les messages de l’évaluation qui peuvent s’adresser à ALIMA, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs impliqués.

Le consultant identifiera des leçons et/ou des recommandations stratégiques et/ou opérationnelles. Ces dernières doivent être liées aux conclusions, regroupées et classées par ordre de priorité.

Ces leçons et/ou recommandations peuvent porter sur l’intervention elle-même, sur les prochains cycles de l’intervention, sur des interventions similaires dans d’autres contextes, sur les pratiques générales du cycle de projet à mettre en œuvre. Mais les recommandations peuvent s’adresser à ALIMA ainsi qu’à l’ensemble des acteurs impliqués (opérateurs, autorités locales, bénéficiaires, etc.). Le/la consultant-e doit toutefois veiller à bien mentionner à qui elles s’adressent.

3. Organisation de l’évaluation

        3.1. Compétences requises pour mener l’évaluation

Les compétences requises pour réaliser cette évaluation sont celles d’une équipe d’experts couvrant les domaines suivants :

-        Connaissance et expérience professionnelle en matière d'évaluation ;

-        Expérience en matière de coopération au développement ;

-        Connaissances et expertises techniques et sectorielles dans les domaines de renforcement des capacités d’acteurs locaux en prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme ;

-        Expertise en santé publique et / ou obstétrique

-        Expérience dans le contexte de la Centrafrique ou dans des contextes similaires (contexte de sécurité instable) ;

-        Bonne maîtrise de la langue française (oral et écrit).

Le bureau d’études et les experts mobilisés pour la prestation ne doivent pas avoir de liens avec la contrepartie qui soient susceptibles d’interférer dans le processus d’évaluation et de mettre en doute l’impartialité et l’objectivité de ses conclusions.

3.2. Durée de l’évaluation

La prestation totale pour la réalisation de cette évaluation est estimée à une personne (homme ou femme) pour une durée de 3 semaines.

La prestation débutera après signature du contrat entre le consultant et ALIMA. La date de démarrage est prévue pour le 31 juillet.

Elle inclut notamment une réunion de lancement à Bangui, une mission à Boda, et une réunion de restitution des conclusions du consultant à Boda et Bangui, en présence des partenaires concernés par ce projet.

Récap déroulement

 

Appel à candidature (publication)

Le 30 Juin 2021

Réception des offres /deadline

Le 16 Juillet au plus tard

Evaluation des offres

Du 19/07/2021 au 21/07/2021

Notification aux soumissionnaires

(Refus / attribution)

Le 22/07/2021

Signature du contrat

Le 23/07/2021

Evaluation Projet

Du 31/07/2021 au 21/08/2021

Restitution de l'évaluation

01/09/2021

Réception draft rapport

11/09/2021

Retour d’Alima (après lecture du Draft)

21/09/2021

Rapport final validé (après les retours de ALIMA)

10/10/2021

   3.3. Documents à présenter par les consultants

Les consultants invités à soumissionner devront fournir les éléments suivants :

-        Une offre technique comprenant :

        Une présentation de votre société :

        Bref historique et descriptif des activités de votre société

        Organigramme de la structure

        Nombre d’employés (en général et en particulier dans le secteur concerné par la mission)

        Contact (nom, fonction, adresse, tel, mail) pour cette mission

        Chiffre d’affaires et résultats des 3 derniers exercices

        Activité actuelle ou passée avec cette organisation (bref descriptif des missions, CA et contact(s) dans le groupe)
   

-        Une note de compréhension des termes de référence (2 pages) et de présentation de l’approche méthodologique utilisée (3 pages) ;

-        Les références et expériences du consultant (10 pages maximum) ;

-        La constitution de l’équipe, la répartition des responsabilités entre ses membres et les CV proposés ;

-        Le futur contrat sera conclu intuitu personae, c'est-à-dire en considération des noms et de la qualité des personnes intervenant au titre de la présente mission. Le titulaire du marché identifiera lors de la remise de sa proposition de service une équipe dédiée à l’exécution de la mission et précisera le nom et la qualité des personnes composant ladite équipe. Si ces personnes venaient à quitter la structure du titulaire du marché, ALIMA se réservera le droit de mettre fin au contrat sans indemnité pour le titulaire.

-        Le calendrier prévisionnel d’intervention ainsi qu’une estimation des charges de la personne par jours ;

-        Une offre financière en euros comportant le budget global (HT et TTC) et les prix détaillés (honoraires, indemnités journalières, transports…)

       3.4. Processus de sélection du consultant

Les propositions techniques seront évaluées sur la base de leur conformité aux termes de référence, à l’aide des critères d’évaluation et du système de points suivant :

-        Références du consultant : 30 points ;

-        Compréhension des TDR et méthodologie proposée : 30 points ;

-        Qualification, expérience et cohérence de l’équipe proposée : 40 points.

Chaque proposition conforme se verra attribuer un score technique (St). Une proposition sera rejetée à ce stade si elle ne satisfait pas à des aspects importants des termes de référence, ou n’atteint pas le score technique minimum de 65 points sur 100.

La proposition financière la moins disante (Fm) recevra un score financier (Sf) de 100 points. Les scores financiers (Sf) des autres Propositions financières seront calculés de la manière suivante :

Sf = 100 x Fm/F

Sf étant le score financier, Fm la proposition la moins disante et F le montant de la proposition considérée.

Les propositions seront ensuite classées en fonction de leurs scores technique (St) et financier (Sf) combinés après introduction de pondérations (T = 0,8 étant le poids attribué à la Proposition technique et P =0,2  le poids accordé à la Proposition financière), selon la formule : .

4. Les livrables

A l’issue de la phase de structuration de la démarche évaluative (cf paragraphe 2.1), le consultant produira une note de cadrage de l’évaluation. Cette note (i) identifiera les principales questions qui serviront à focaliser le travail d’évaluation sur un nombre restreint de points clés afin de permettre une collecte d’information plus ciblée au cours de la phase de terrain, une analyse plus fine et un rapport plus utile ; (ii) précisera les indicateurs à utiliser pour répondre aux questions et les sources d’informations correspondantes ; (iii) établira les étapes du raisonnement qui permettront au consultant de répondre aux questions (critères de jugement).

Un rapport final provisoire en français sera produit à l’issue des travaux du consultant). Il sera transmis par ALIMA au bénéficiaire du concours (bailleurs AFD) qui pourra également émettre ses commentaires par l’intermédiaire du bureau de l’AFD à Bangui qui formulera ses remarques et observations au consultant dans les trois semaines suivant la réception du rapport provisoire.

Le rapport définitif, intégrant ces observations, devra être disponible dans les 15 jours suivant la réception des commentaires. Si ces observations expriment des différences d’appréciation non partagées par les consultants, celles-ci peuvent être annexées au rapport définitif et commentées par les consultants.

Le rapport sera établi selon le plan type joint en annexe des Termes de référence. Les rapports provisoire et définitif devront être remis sous format électronique et sous format papier en 5 exemplaires aux adresses suivantes : cdm@rca.alima.ngo / oumarou.maidadji@alima.ngo.

Le rapport définitif restera la propriété de ALIMA qui en assurera elle-même la diffusion.

ANNEXES DES TERMES DE RÉFÉRENCE

-        Cadre logique du projet évalué

-        Liste indicative des documents à consulter

-        Liste indicative des structures à rencontrer

-        Plan type du rapport

-        Modèle de fiche de synthèse de la performance du rapport d’évaluation

-        Critères CAD

ANNEXE 1 – CADRE LOGIQUE DU PROJET

Objectifs spécifiques

 

Résultats attendus

pour chaque objectif spécifique

Principales activités prévues pendant la tranche 1

Indicateurs de résultats chiffrés prévus pendant la tranche 1

OS1 : Renforcer les capacités des acteurs locaux du DS de Boda dans l’amélioration de l’offre et de l’accès aux soins de santé maternelle et infantile et dans la prise en charge communautaire du paludisme

R1 : Les populations les plus vulnérables (enfants de moins de 5ans, femmes enceintes et allaitantes) ont accès à des soins de santé gratuits et de qualité et les compétences du district sanitaire de Boda sont renforcées

 

A1.1 : Appui à l’organisation de consultations préventives et curatives gratuites au sein des FOSA appuyées

 

A1.2 : Dépistage et prise en charge des cas de MAS en UNTA et à l’UNT

 

A1.3 : Appui au système de référence des cas graves des FOSA vers l’Hôpital

 

A1.4 : Appui à la prise en charge des complications gynéco-obstétriques, pédiatriques et urgences vitales

 

A1.5 : Renforcement des capacités de l’ECD et du personnel de santé dans les FOSA appuyées

 

Indicateur 1 : Les capacités de 168 agents de santé et communautaires centrafricains sont renforcées

 

Indicateur 2 : 12 362 consultations curatives d’enfants de moins de 5 ans sont réalisées dans les FOSA appuyées

 

Indicateur 3 : Le taux de mortalité dans le service de maternité de l’hôpital est inférieur à 1%

 

Indicateur 4 : 11 supervisions conjointes ALIMA/ECD sont menées dans les FOSA appuyées

 

R2 : Le réseau d’agents communautaires est efficace pour l’identification et la prise en charge communautaire des cas de paludisme simple

A2.1 Communication et implication des communautés dans la sélection des Agents de Santé Communautaires

 

A2.2 : Formation et suivi des Agents de Santé Communautaires

 

A2.3 : Sensibilisation continue des populations par les relais communautaires

 

A2.4 : Prise en charge communautaire du paludisme par les agents de santé communautaires formés

Indicateur 1 : 90% des ASC appliquent correctement le protocole national de prise en charge du paludisme

 

Indicateur 2 : 100% des personnes vues dans les sites communautaires et présentant un diagnostic de paludisme confirmé ont été traités par CTA

 

 ANNEXE 2 : LISTE INDICATIVE DES DOCUMENTS À CONSULTER

Les documents à consulter sont les suivants :

-        La proposition de projet ALIMA pour ce projet financé par l’AFD, notamment le budget, le cadre logique, et tout document annexe à la proposition de projet nécessaire à la compréhension du projet

-        Les rapports intermédiaires réalisés par ALIMA

-        Les documents de formation pour la maternité école

-        Les accords entre ALIMA et les autorités locales et nationales

-        Les registres de consultations, registres de la maternité et des FOSAs, et tout autre document nécessaire à la collecte de données pour les indicateurs clés du projet

-        Tout autre document nécessaire à l’évaluation du projet sur demande de l’évaluateur et validation par le Chef de Mission ALIMA

ANNEXE 3 : LISTE INDICATIVE DES STRUCTURES À RENCONTRER

Les structures à rencontrer dans le cadre de l’évaluation sont les suivantes :

-        La coordination de la mission ALIMA à Bangui

-        L’Agence Française de Développement à Bangui

-        Les autorités nationales (Bangui) et locales (Boda) administratives et du Ministère de la Santé centrafricain ayant eu un rôle dans le projet

-        L’équipe projet ALIMA à Boda

-        Les bénéficiaires du projet (les matrones et assistants accoucheurs ayant bénéficié de la formation notamment)

-        Le médecin chef de l’hôpital de District de Boda

-        Toute autre partie prenante dont l’interview semble nécessaire pour l’évaluation du projet après demande de l’évaluateur, autorisation du chef de Mission ALIMA et accord de cette partie prenante

ANNEXE 4 : PLAN TYPE DU RAPPORT D'ÉVALUATION

Le rapport d’évaluation ne devra pas excéder 40 pages hors annexes (dans une police de caractère Times News Roman, taille 12). Les informations détaillées sur le contexte, le projet ou les aspects généraux de la méthodologie et de l'analyse doivent être répertoriées en annexe.

La page de couverture du rapport comprendra le préambule suivant :

« L’objet de l’évaluation rétrospective est de formuler une opinion motivée sur la pertinence, l’efficience, l’efficacité, l’impact et la viabilité du projet financé au regard du contexte, de la politique et des procédures d’intervention de ALIMA. L’évaluateur a examiné les réalisations du projet en fonction des objectifs qui étaient fixés. Il a, par ailleurs, procédé à l’examen du processus d’exécution et de fonctionnement du projet dans ses différentes phases de mise en œuvre et de suivi.

Cette évaluation est financée par l’Agence Française de Développement. Les observations, appréciations et recommandations exprimées dans ce rapport le sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs. »

Le rapport peut s’articuler autour du plan indicatif suivant :

1. Table des matières et liste des acronymes

2. Résumé

Le résumé ne doit pas dépasser 5 pages. Il s’agit d’un texte concis et indépendant qui rappelle le contexte de l’intervention et son évolution, décrit le projet évalué (objectifs, contenu, montant, produit financier, intervenant, mode opératoire) et les étapes marquantes de son déroulement, présente les principales conclusions du consultant sur sa performance à l’aune des critères d’évaluation retenus dans les TDR et propose le cas échéant des leçons/recommandations. Une fiche de synthèse, limitée impérativement à une page et conforme au modèle ci-après, doit être insérée dans le résumé. Les règles de renseignement de cette fiche sont précisées juste avant le modèle.

3.Méthodologie de l’évaluation (3 à 4 pages)

Cette partie rappelle de manière résumée (renvoyer les détails en annexe si nécessaire) la méthodologie adoptée, les modalités générales de déroulement de la mission d’évaluation et les difficultés éventuelles rencontrées. 

Le consultant devra avoir le souci de présenter clairement les méthodes d’investigation et d’analyse utilisées, les procédures suivies pour collecter l’information, s’assurer de sa qualité et de sa validité. 

4.Récit détaillé et analytique du projet (5 à 8 pages)

Cette partie doit comprendre :

Une présentation générale du contexte et de son évolution au cours de la période de mise en œuvre ;

Une description du projet (objectifs, contenu, montant, produit financier, intervenants, mode opératoire) ;

Un résumé du déroulement du projet depuis son démarrage (renvoyer éventuellement en annexes les détails sur les chiffres et les données collectées) mettant en évidence les principaux évènements qui l’ont marqué, présentant l’affectation et le volume des financements mobilisés, rappelant les principales difficultés rencontrées et mentionnant, le cas échéant, les réorientations survenues. Dans ce cadre, le consultant veillera à distinguer la phase d’instruction du projet (de l’identification jusqu’à l’octroi du financement AFD), sa phase d’exécution (de la signature de la convention de financement jusqu’à l’achèvement du projet), et enfin les faits marquants intervenus entre la date d’achèvement du projet et la date de l’évaluation.

5.Performance du projet (entre 12 et 15 pages)

Il est fortement recommandé d’organiser l’analyse évaluative par critères à raison de 2 à 3 pages pour chaque critère retenu dans les TDR. Le consultant doit expliciter clairement le cheminement progressif des étapes entre les observations (données brutes), les constats (indicateurs élaborés, ratios) et les jugements portés.  

5.1. Pertinence

5.2. Efficacité

5.3. Efficience

5.4. Impact du projet

5.5. Viabilité/durabilité

6. Valeur ajoutée de l’action de renforcement des capacités d’acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme

6. Conclusions (4 pages)

L’évaluation doit aboutir à un jugement argumenté et à des conclusions sur les performances du projet financé par l’AFD. Ce chapitre doit synthétiser l’appréciation globale du consultant sur les performances du projet à l’aune de l’analyse évaluative. Les forces et faiblesses du projet doivent être clairement explicitées. Cette synthèse ne suit pas l’ordre des questions ni celui des critères d’évaluation. 

Le consultant s'efforcera de formuler des conclusions en nombre limité de manière à garantir leur qualité. Il clarifiera ou supprimera tout jugement de valeur qui ne serait pas suffisamment étayé par des faits. Il s'efforcera également d'utiliser les critères d'évaluation de manière équilibrée. Les conclusions et enseignements éventuels sont listés, classés et priorisés en quelques pages. Les limites méthodologiques seront mentionnées, tout comme les opinions divergentes, s'il y en a.

7. Leçons et/ou recommandations : 2 pages

Le consultant présente dans cette partie les leçons qu’il peut tirer et propose des recommandations à l’issue de son analyse. Il s’efforcera de maintenir une distinction claire entre les conclusions qui n’entraînent pas d’action particulière et les leçons/recommandations. Ces dernières doivent toutefois découler des conclusions. Les leçons/recommandations doivent être regroupées et classées par ordre de priorité. 

Annexes du rapport

Les annexes doivent comporter :

       Les termes de référence ;

       La liste des personnes rencontrées ;

       Le calendrier de la mission ;

       Le compte rendu des entretiens de terrain ;

       La liste des documents consultés ;

       La liste des activités spécifiquement examinées et la carte de situation des interventions ;

       Les détails éventuels de la méthode d'évaluation retenue ;

       Le cadre logique de l’intervention reconstruit ex post ;

       Tableaux sur les financements mobilisés, les résultats ou les impacts.

ANNEXE 5 : MODELE FICHE DE SYNTHESE DE PERFORMANCE

La fiche de performance doit tenir impérativement en une page. Les sigles et acronymes doivent être définis au préalable.

L’encadré situé en haut de la fiche de performance reprend les objectifs généraux. Il s’agit ici d’identifier la raison d’être ou les finalités du projet, c’est à dire les objectifs auxquels l’intervention doit contribuer.

Blocs de notation

Le bloc de gauche correspond aux notes (globale et par critères) attribuées par l’agence dans le rapport d’achèvement de projet (RAP) et celui de droite aux notes des critères (A : très satisfaisant ; B : satisfaisant ; C : insatisfaisant ; D : très insatisfaisant) attribuées par l’évaluateur.

Colonne de gauche

La colonne de gauche doit être présentée sous forme de puce et ne pas être rédigée afin de laisser l’espace le plus large possible pour les critères d’évaluation.

L’encadré « objectifs » de la colonne de gauche permet d’identifier les objectifs spécifiques du projet, ceux que l’intervention doit atteindre. C’est sur la base de ces derniers que sera analysée l’efficacité du projet.

L’encadré de gauche « réalisations attendues et effectives » doit fournir le plus d’information possible sur le taux de réalisation du projet en comparant les réalisations attendues et effectives. Cette information ne devra donc pas être reprise dans l’encadré de droite « efficacité », ce qui donnera plus d’espace à ce critère d’évaluation dans la colonne de droite. Lorsque l’information est disponible, il est conseillé de présenter les données de la façon suivante : taux de réalisation de l’activité 1.

Colonne de droite

L’encadré « efficacité » doit présenter l’analyse des résultats directs de l’action (et non celle des réalisations), en suivant si possible l’ordre des objectifs spécifiques mentionnés dans la colonne de gauche.

L’encadré « impact » doit présenter les effets indirects et de long terme de l’action, généralement en relation avec les finalités du projet évoquées plus haut.

 

[Projet de renforcement de capacités des acteurs centrafricains dans la prise en charge de la santé maternelle, infantile et du paludisme]

Pays

 

Secteur

(codification OCDE)

[Résumé de l’objectif général du projet en 1 phrase]

<

Note à l’achèvement

par  l’agence

(RAP)

Pertinence

 

 

Notation des critères

par l’évaluateur

(de A à D)

Pertinence

 

Efficacité

 

Efficience

 

Impact

 

Viabilité

 

 Date de l’évaluation : [mm/aaaa]  

Evaluateur : [nom, cabinet]

Efficacité

 

Efficience

 

Impact

 

Viabilité

 

 

Appréciation de la performance

Pertinence

[Jugement évaluatif en 1 paragraphe]

Bien-fondé de l’action conduite au regard des objectifs et des enjeux déterminés au départ.

Efficacité

[Jugement évaluatif en 1 paragraphe]

Degré de réalisation des objectifs du projet et éventuels effets non attendus (positifs ou négatifs).

Efficience

[Jugement évaluatif en 1 paragraphe]

Relation entre les moyens mis en œuvre et leurs coûts d’une part, et les réalisations d’autre part.

Impact

[Jugement évaluatif en 1 paragraphe]

Retombées de l’action sur les acteurs concernés (bénéficiaires finaux notamment) attribuables à l’action évaluée + perspectives d’effets de plus long terme.

Viabilité/ durabilité

[Jugement évaluatif en 1 paragraphe]

Les résultats et impacts obtenus sont de nature à se maintenir, voire à s’amplifier, dans la durée. Si oui à quelles conditions ?

 

Données clés du projet

Montant : [Montant global de  la convention]

Taux de décaissement : [x%]

Signature convention financement : [mm/aaaa]

Date d’achèvement : [mm/aaaa]

Durée : [nb mois]

Produit financier : (don, prêt souverain, prêt non souverain, garantie, etc.)

Contexte

(description du problème posé ; la réponse apportée par XXX est présentée sous la partie « pertinence » à droite)

Intervenants et mode opératoire

(supprimer les items non pertinents)

Maitrise d’ouvrage :

Maitrise d’ouvrage déléguée :

Unité de gestion de projet :

Maitrise d’œuvre :

Modalités de suivi, seulement si c’est original (ex : suivi par une université, un centre de recherche…)

Si intermédiation financière : 1 phrase précisant les bénéficiaires visés

Objectifs et réalisations

Objectifs

[lister les objectifs spécifiques]

Réalisations attendues et effectives

[voir section 3 rapport d’évaluation : pour chaque réalisation effective : % d’atteinte de la cible puis entre parenthèses la cible initiale en valeur réelle si l’info est disponible]

Ex : 79% des forages réalisés (cible = 345)

 

Conclusions et Enseignements

Focaliser sur les conclusions spécifiques au projet.

Puis sur les conclusions et recommandations générales, à reformuler comme des conclusions de façon plus spécifiques au projet.

Date de mise à jour de la fiche de performance : [jj/mm/aaaa]